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Revue de presse du 13 Mars 2008

Débat sur France Bleu : appel à la mobilisation

Débat à trois hier sur France Bleu entre les prétendants à la mairie de Châlons. Chacun est resté sur ses positions et a appelé à une large mobilisation électorale.

Ils sont restés droits dans leurs bottes nos trois candidats, dans le débat organisé hier par France Bleu Reims, entre les deux tours de l’election municipale. Lors du premier tour, rappelons que BBB, le maire UMP est arrivé en tête avec 48% des voix, Gérard Berthiot (PS) deuxième avec 31,93% et troisième Alain Goze avec 12,06%.

A la radio, BBB est apparu légèrement plus à l’aise (c’est à voir !). Sans doute ne craint-il pas grand chose de cette élection quand ses opposants n’ont pu, ou n’ont voulu se mettre d’accord pour battre la droite à Châlons. Concernat la fraude au fichier, BBB a demandé une enquête :"c’est une affaire extrêmement grâve. J’ai saisi la justice". Comment les candidats jugent-ils leur score? "C’est mieux qu’en 2001" a rappelé Gérard Berthiot tant il est vrai que les socialistes n’avaient été crédités que de 19% des suffrages. "On nous avait prédit un résultat bien en deçà des 10%n nous sommes à plus de 12%" s’est félicité Alain Goze, certain de la carte à jouer dans l’avenir pour "un nouvel espace politique". Alain Goze a insisté sur la misère caché des chalonnais. Au maire signifiant qu’une analyse des besoins sociaux était en passe de se faire, le candidat de rétorquer :"Je suis le seul au conseil municipal à l’avoir demandé". Journal l’Union

Le dernier Châlons où l’on cause

Sur Internet, ça se bagarre et ça débat ferme, notamment sur le site de la Nouvelle Force. Depuis le début de ma semaine, on ne compte plus les contributions (mal identifiables) où il est reproché à la liste d’Alain Goze de se maintenir et de faire gagner BBB. Certain parlent même d’attitude anti-républicaine. Fichtre ! D’habitude ce vocabulaire est emplyé quand il s’agit de "faire barrage au FN". Derrrière son écran, BBB doit bien rigoler. (Franchement, où est l’objectivité ou la neutralité quand on lit la fin de l’article? On finirai par croire que la personne était derrière l’écran avec BBB !) Journal l’Union

Accident de la Pénétrante : pas de prison ferme

Le tribunal de Châlons a rendu hier sa décision. Deux ans de prison avec sursis, donc pas de prison ferme. Le permis de conduire du prévenu a été été annulé, avec interdiction de le passer pendant une durée de deux ans. L’spect civil de l’accident sera examiné au mois de mai. Au moment du verdict, les familles n’étaient pas là. "Elles ne souhaitaient pas venir", précisait Frédéric Didelot, leur avocat. "Elles veulent d’abord tourner la page." Journal l’Union

Parcours croisés de "candidats de la diversité"

A Etaples,dans le Pas-de-Calais, Bagdad Ghezal, secrétaire de la section locale du PS, avait été élu tête de liste par les militants, un choix avalisé par la Convention nationale du PS. Las, la Fédération du Pas-de-Calais en a décidé autrement. Elle préfère désavouer le parti et sa base pour accorder son investiture à un autre candidat, qui présente l’avantage d’être énarque. S’estimant floué par les "élites locales", Bagdad Ghezal présente sa propre liste... et finance sa campagne à ses frais.

Dans le 20e arrondissement de Paris, un candidat noir, Jean-Claude Beaujour, avait reçu l’investiture de l’UMP pour tenter de ravir la mairie au PS. Débouté par son parti au profit d’un candidat de la diversité, le député UMP de la 21e circonscription, Raoul Delamare, entre alors en dissidence et se présente contre M. Beaujour.

LE "BLOCAGE" DES "BARONS LOCAUX"

Dans ces deux communes, l’irruption d’un candidat issu d’une minorité visible a entraîné un éclatement du parti et une probable débâcle électorale. A Etaples, ville profondément ancrée à gauche, le PS n’est pas arrivé en tête au premier tour. A Paris, M. Delamare n’a pu faire mieux que quatrième (9,29 %), M. Beaujour étant relégué en sixième position avec un score de 7,24 %. Aucun des deux ne pourra se maintenir au second tour dans l’arrondissement.

Ces deux candidats malheureux proposent des lectures différentes de leurs désillusion électorale. M. Ghezal ne décolère pas contre les "barons locaux" qui ont fait "un blocage" sur sa candidature. Par esprit républicain, il avait pourtant proposé de fusionner les deux listes entre les deux tours afin d’épargner une déroute à son parti. "Ils m’ont dit que ma présence sur la liste, même en quatrième ou cinquième position, les ferait perdre", rapporte-t-il, écœuré.

S’il n’accuse pas les "barons locaux" de racisme, il s’estime victime de "discrimination". "Je suis le secrétaire de la section, c’est moi le responsable du PS dans cette ville. Il faut croire que je ne suis bon qu’à distribuer les tracts... Je ne me bats pas pour que Fatima ou Mouloud soit investis, mais pour que le vote des militants soit respecté". Commentant cette affaire, le président du Conseil représentatif des associations noires (CRAN), Patrick Lozès, estime que "le problème vient des potentats locaux, qui transfèrent sur les électeurs leurs propres préventions".

ABSENCE DE VOLONTÉ POLITIQUE

Jean-Claude Beaujour propose une lecture sensiblement différente de la difficulté pour les candidats de la diversité à s’imposer sur le terrain. Plus que les caprices des élus locaux, l’origine du problème réside davantage à ses yeux dans le manque de volonté politique des partis. Il estime ainsi que l’UMP n’a rien tenté pour régler le problème de la liste dissidente en proposant une solution à son rival malheureux, et qu’aucun effort n’a été fait pour rattraper son manque de notoriété. "J’ai demandé que Fadela Amara ou [Jean-Louis] Borloo me rende visite, personne n’est venu. Quand un parti veut vraiment promouvoir une nouvelle personnalité, il sait comment s’y prendre", glisse-t-il, sans citer la seule candidate issue de la diversité certaine d’être élue le 16 mars, Rachida Dati.

Une analyse partagée par le président du CRAN, qui parle de "précarisation" des candidats issus de minorités visibles. Un potentiel électoral existe pourtant : lors des dernières législatives, dix candidats de la diversité ont réalisé un score supérieur à 40 %. "Pourtant, aucun d’entre eux n’est tête de liste pour ces municipales", s’insurge-t-il. Patrick Lozès ne voit pas d’"hostilité" particulière derrière cet état de fait, seulement de l’indifférence : "C’est comme pour la place des femmes en politique, c’est de l’indifférence. Mais elle peut avoir des conséquences graves sur notre démocratie." Journal le Monde

Jean-Luc Bennahmias, le Modem et le deuxième tour

Interview intéressante de notre ami du Modem (cliquez sur le lien)